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Fondateur

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La
Méthode Feldenkrais® porte le nom de son inventeur Moshe Pinchas Feldenkrais. Ce Juif, né en 1904, à Slavuta (aujourd'hui, en Ukraine)  grandit au sein d'une famille hassidique décimée par les pogroms qui se sont succédés tout au long du 19e siècle dans cette région d'Europe Orientale. D'où l'intérêt du fondateur pour la survie, la self-défense, donc le judo.

Sa famille lui transmet des fondations spirituelles et intellectuelles exceptionnelles. Son arrière grand-père maternel est le célèbre Rabbi Pinchas de Koretz. Son père, un "ilui", fait preuve de génie dans les études talmudiques. Et, contrairement à la tradition juive qui exclut les femmes de l'étude du Talmud, sa mère reçoit un enseignement talmudique. Elle affectionne particulièrement la littérature Russe aussi. Le jeune Moshe grandit donc dans un monde plurilingue.
Devenu adulte, le fondateur considère sa tradition juive (marriages arrangés, tabous culinaires, sexualité entravée, etc) avec un regard critique et privilégia dans sa méthode l'autonomie et la mâturité de l'individu.

En 1918, à l'âge de 14 ans, en compagnie d'un groupe de jeunes pionniers, il part en Palestine pour participer à l'édification d'un foyer national juif, qui deviendra plus tard l'état d'Israël.

Dès 1926, il étudie à la Sorbonne et devient ingénieur physicien. Chercheur en Physique Nucléaire, il travaille dans le laboratoire de Frédéric et Irène Joliot-Curie. Il étudie, d’autre part, la neuro-physiologie, la neuro-psychologie et l’anthropologie.

En 1949, à Londres, il reçoit une série de sept-huit leçons par Walter Carrington (enseignant de la Technique Alexander ). Lorsque Moshe Feldenkrais lui montre son livre L’être et la maturité du comportement : une étude sur l’anxiété, le sexe, la gravitation et l’apprentissage, le fondateur de la Technique Alexander souhaite le rencontrer pour avoir une explication : il accuse Moshe Feldenkrais de l'avoir plagié. Moshe Feldenkrais (MF)  rencontre donc Frédéric Mathias Alexander (FMA) lors d'un unique entretien à l'issu duquel FMA le met à la porte, considérant que MF n'a pas d'explications valables.

En sa qualité de physicien, il transpose les lois physiques ( poids, masse, force, vitesse, volume, en relation avec l’espace et la gravité) au fonctionnement humain.

Il s’inspire par ailleurs du développement psycho-moteur de l’enfant. Ses recherches ont permis d’approfondir la relation qui existe entre l’organisation des mouvements, la capacité à se mouvoir et la façon de penser, de sentir, de vivre les émotions.

Sportif accompli,il est une des premières « ceinture noire de Judo » et crée le premier dojo à Paris. Ce long travail d'apprentissage et d'enseignement d'un art martial a été une source d'inspiration très importante pour l'élaboration de sa méthode et sans doute en ce qui concerne son intérêt pour le travail de l'acteur. De sa formation aux arts martiaux, il conçoit le mouvement efficace, harmonieux, utilisant l’énergie minimale, la courbe, la spirale et l’approche indirecte.

L'autre facteur déterminant a été une blessure grave au genou, blessure qui l'a forcé à s'intéresser à sa rééducation, au lien entre le mouvement et le fonctionnement du système nerveux, et à l'unité indivisible de la psyché et du soma. En effet, à son époque, les pronostics d'une opération à son genou l'ont mis en situation de faire un choix : soit il remarcherait normalement, soit il connaîtrait peut-être encore plus de limitations. Il fit donc le choix de refuser l'opération chirurgicale et de trouver par lui-même comment se remettre à marcher le plus normalement possible.

La synthèse de ses expériences antérieures, mêlée à une grande curiosité entre autres pour la biologie, la neurophysiologie, la psychologie et le développement périnatal, lui a permis de prendre en charge sa propre rééducation. Cette découverte personnelle le mena à élaborer sa recherche et la méthode de travail qui en est issue.

 

Il a enseigné en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Israël où il est mort en 1984.

 

Sa bibliographie :

  • 1929 : Traduction et commentaire, en Hébreu, du livre d' Emile Coué: La Maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente (1922) 
  • Jiu-jitsu. Paris: Étienne Chiron (1934).
  • Manuel pratique du Jiu-jitsu : la défense du faible contre l'agresseur. Paris: Étienne Chiron (1939).
  • Judo. London: Frederick Warne. En français : ABC du Judo. Paris: Étienne Chiron (1941).
  • L’être et la maturité du comportement : une étude sur l’anxiété, le sexe, la gravitation et l’apprentissage. Paris : Espace du Temps présent. Existe aussi en anglais. Body and Mature Behaviour. New-York : International Universities. (1949).
  • Higher Judo. London : Frederick Warne (1952)
  • La conscience du corps. Paris : Robert Laffont. Paru également chez Dangles sous le titre : Énergie et bien-être par le mouvement. Existe aussi en anglais sous le titre : Awareness Through Movement. New-York : Harper and Row.(1967).
  • Le cas Doris. Paris : Espace du temps présent. Paru également en anglais sous le titre : Adventures in the Jungle of the Brain : The case of Nora. New-York : Harper and Row.(1978).
  • L’évidence en question. Paris : L’inhabituel. Existe aussi en anglais : The Elusive Obvious. Cupertino, CA : Meta Publications. (1981).
  • The Master Moves. Cupertino, CA : Meta Publications. (1984).
  • La puissance du moi. Paris : Laffont. Existe aussi en anglais sous le titre : The Potent Self. San Francisco : Harper and Row. (1985). Réédité, en Français, en " livre de poche" (éd. Marabout, Août 2010)